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vendredi, 30 mai 2008

L'époux ment sur sa virilité : mariage approuvé !

maximilien.jpg

  La confession de l'homme adultère.

 La polémique enfle, après la décision du TGI de Lille accordant l'annulation d'un mariage, l'épouse ayant menti sur sa chasteté.

'Crés vingt dieux ! C'est vraiment pas beau de mentir !
On imagine que désormais, ça va chauffer dans les greffes !
L'époux ment sur sa rigidité : mariage homologué !
L'épouse ment sur sa fécondité : mariage annulé !
L'époux ment sur ses possibilités : mariage entériné !
L'épouse ment sur la température du café : mariage annulé !
L'époux ment sur son identité : mariage confirmé !
L'épouse ment sur sa fécondité : mariage annulé !

La Chancellerie a démenti toute "considération d'ordre moral, religieux ou confessionnel" dans cette affaire, expliquant que la décision avait été "prise en application de l'article 180 du Code civil qui donne la possibilité à un époux de demander l'annulation de son mariage s'il y a erreur sur la personnalité de son conjoint".

Rassurons-nous, l'équité existe pourtant dans notre pays, surtout pour les femmes les plus humbles...

09:29 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : mariage, virginité |  Facebook |

Commentaires

Suis millames de Marianne2, un petit bout de brousse sur votre blog !!

En effet, quel scandale ! A-t-on seulement demandé à cet homme s'il a tout dit à sa compagne avant le mariage, qui sait ?

Cette histoire n'a pas fini de faire couler de l'encre. Je pense aux milliers de médecins qui vont s'atteler à créer des centres de reconstruction d'hymen, mais aussi aux millions de femmes de France qui, depuis ce divorce, deviennent des menteuses. Super ! jusqu'à présent, c'était les hommes qui mentaient... pour une fois les hommes et les femmes sont égaux dans un domaine !

Écrit par : Milla | vendredi, 30 mai 2008

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«Une décision basée sur l’article 180 du code civil, qui stipule que "s’il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage" dans un délai de cinq ans».
voir
http://www.humanite.fr/Tolle-apres-un-mariage-annule-pour-defaut-de-virginite

Plus obscure est la réaction de Mme Dati, Garde des Sceaux :
«Pour la garde des Sceaux Rachida Dati, l’annulation par la justice du mariage d’une jeune femme qui avait menti sur sa virginité était "aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage, parce que je pense que cette jeune fille (…) a souhaité également, sans doute, se séparer assez rapidement».
On notera le retournement de l'argument en son contraire par Mme Dati, qui présenterait presque cette affaire comme une demande de l'ex-mal mariée...
Outre la «compassion» feinte de Rachida D. à l'égard de «l'annulée», ayant elle-même, par le passé, demandé l'annulation de son mariage, on retiendra qu'elle semble proposer ainsi l'introduction de l'annulation du mariage par consentement mutuel.
Cela ne vous rappelle rien ?
Allons, un peu de souvenir : Jean-Pierre Mocky, Michel Serrault, Francis Blanche, Claude Rich...
Les Compagnons de la Marguerite !
http://www.cinemotions.com/modules/Films/fiche/10061/Les-Compagnons-de-la-marguerite.html

Écrit par : Olivier | vendredi, 30 mai 2008

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Eh ben, on a franchement trop d'argent à dépenser à Lille. Quand on pense que certains attendent pendant des années un jugement, certains pour un acte qu'ils n'ont pas forcément commis, que de pauvres gens attendent qu'on veuille bien leur rendre justice face à des margoulins bien défendus, etc. parce que le budget de la justice est restreint, quelles que soient les juridictions, et pendant ce temps, on s'occupe d'une histoire de virginité qu'un gugusse considère comme une tromperie sur la "marchandise".
J'ai bien envie de faire une petite déduction sur mes impôts, je ne veux pas payer pour une affaire qui relève du privé et du XIXème siècle. Je suis polie, je ne parle pas de religion...
On veut virer des profs pour faire des économies et on dépense l'argent public pour ça.

Écrit par : ailemaime | vendredi, 30 mai 2008

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Pour être honnête, il y a eu aussi des cas de mariages annulés pour cause d'impuissance du mari. (Les dispositions du Code civil en question sont plus souvent invoquées lorsqu'un conjoint découvre après coup qu'il ou elle a épousé une personne atteinte de maladie mentale ou ayant menti sur son identité). Cela dit, dans le cas de la virginité, il y a forcément un manque de symétrie entre hommes et femmes... Et de toutes façons, c'est un cas où les deux étaient d'accord pour se séparer, donc pourquoi diable ne pas faire un divorce à l'amiable ? C'est beaucoup d'honneur pour une petite membrane mal placé, tout ça !

Écrit par : Irène | samedi, 31 mai 2008

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Sans compter que cette membrane se rompt parfois aisément par l'exercice de la danse classique, de la gymnastique, de l'équitation, de la corde à sauter (sans jeu de mots déplacé), et de plein d'autres activités pouvant mobiliser les fillettes ou les adolescentes. Tout dépend de la nature du corps en question et des exercices pratiqués. La rupture d'un hymen n'est pas une preuve physiologique d'absence de virginité (notion plus morale), il n'y a que les attardés pour y croire ou feindre d'y croire. Devant un tribunal rabbinique ou islamique (toutefois non intégriste ou pas trop idiot), cela aurait pu toutefois se défendre s'il n'y avait pas eu l'aveu et la volonté commune de séparation, et c'est ces derniers points qui importent. Le débat juridique n'est pas du tout sur le fait que mademoiselle X aurait perdu ce précieux trésor comme le rappelle Maître Eolas qui cite de nombreux cas d'annulation (son billet est devenu le gros buzz du mois).
http://www.maitre-eolas.fr/2008/05/30/969-n-y-a-t-il-que-les-vierges-qui-puissent-se-marier#co
La présentation qui est faite dans la presse me paraît faussée, par une sorte d'anti-islamisme qui prend la cause des femmes en otage, alors qu'ici il n'y a aucun cas de violence démontré. L'annulation est rare en droit français, mais elle n'a rien de scandaleux, et il ne s'agit pas de l'introduction de la charia puisque cela s'est fait selon les règles du droit français et en vertu des arguments issus du droit français. Mais on présuppose beaucoup de choses chez les personnes d'origine musulmane, y compris parmi les gens qui se disent de gauche et cela toujours pour de bonnes raisons humanistes. Certes, le divorce à l'amiable aurait été préférable vu la situation de mésentente et elle aurait fait moins de bruit alors que les motifs auraient été les mêmes (quoique tus alors), mais il faut penser que la procédure a été lancée par l'époux qui agissait selon sa logique où le divorce n'existe pas vraiment et par un avocat fort habile dans le maniement du code. En tout cas, il n'y a jamais eu de légitimation jurisprudentielle de la virginité (laquelle ? comment ?) comme condition de mariage par cet arrêt. Mais l'Arabie fait tellement penser au sexe...

Écrit par : Dominique | samedi, 31 mai 2008

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Parmi les personnalités qui se sont exprimées, je trouve que c'est Patrick Lozès, du Cran (qui tient un blogue chez 20 Minutes), qui a eu le plus de bon sens : la démarche de l'époux était légale, mais ses motifs sont parfaitement consternants.

Écrit par : Irène | dimanche, 01 juin 2008

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Oui, c'est idiot de demander une annulation pour de tels motifs : on ne peut pas prouver physiologiquement la virginité d'une femme (un hymen peut être plus ou moins élastique, il peut ne pas y avoir de perte de sang lors de la pénétration) ou son absence de virginité (un hymen peut se rompre durant certains exercices non sexuels). Aucune femme n'a le même corps que toutes les autres, on n'est pas tous opérés de l'appendicite alors que nous avons tous cet organe qui nous menace. Ce qui est imbécile, c'est de croire en la preuve du sang. Et puis si l'on est une femme censée, on se dit ensuite "mais qu'est-ce que je pouvais construire avec un abruti pareil qui attache une telle importance à ce qui pourrait aussi bien être de manière artificielle ?" L'idiotie du mari ne fait guère de doute pour tous ceux qui défendent l'idée que la loi a été bien appliquée, le débat est ailleurs : sur la permanence d'un droit napoléonien par exemple, ou sur des résurgences anti-immigrés musulmans plus ou moins inavouées avec une instrumentalisation de la cause féministe. Cela brouille les clivages traditionnels entre les options politiques.

Écrit par : Dominique | lundi, 02 juin 2008

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Deux commentaires audio diffusés récemment à la radio :
Julien Delli Fiori sur Ascenseur pour le jazz (France Inter)
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/ascenseurpourlejazz/
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/ASCENSEUR/ASCENSEUR200806012210.ram
[ou plus rapidement sur http://membres.lycos.fr/leboeufquipleure/liens_audio/liens_audio.html ]
ainsi que l'horripilant Alain-Gérard Slama sur France-Culture
http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=8809&BD=02062008

Une autre réaction intéressante, celle de Catherine Kintzler
http://www.mezetulle.net/article-19992164.html
et
http://www.mezetulle.net/article-20106182.html

Écrit par : Olivier | lundi, 02 juin 2008

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Tiens, Catherine Kintzler se pose une question fort juste : le tribunal aurait-il jugé la demande recevable si le couple avait été catholique, par exemple, et non musulman ? Certains blogueurs qui défendent le verdict font remarquer que les gens qui crient au scandale révèlent souvent leurs préjugés sur l'islam. Mais on pourrait s'interroger aussi sur la tendance au différentialisme bien-pensant de ceux qui ne voient là rien à redire.

Écrit par : Irène | mardi, 03 juin 2008

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Irène : «Tiens, Catherine Kintzler se pose une question fort juste : le tribunal aurait-il jugé la demande recevable si le couple avait été catholique, par exemple, et non musulman ?»
J'avais un doute, et la vérification m'a été fort utile.
Qu'a donc écrit Catherine Kintzler ?
«La question qu'on aimerait poser aux juges : auraient-ils décidé la même chose pour des non-musulmans?»
La formulation est un peu différente, dans la mesure où dans un cas, celui de Catherine Kintzler, on redouterait une dichotomie dans le traitement des affaires judiciaires selon que les problèmes en question concerneraient musulmans d'une part et non musulmans d'autre part,
alors que dans l'autre cas, celui proposé par Irène, on évoquerait un couple *catholique* (j'ai bien noté le «par exemple»).
Il serait intéressant de connaître l'historique de cette notion d'annulation du mariage. J'ai le sentiment qu'il s'agit d'une origine essentiellement religieuse, mais je ne me suis pas documenté sur la question.

Écrit par : Olivier | mardi, 03 juin 2008

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Hum. Précision exacte, je citais de mémoire. Cela dit, ce n'était pas totalement par malice que j'ai parlé des catholiques, mais simplement parce c'est la religion la plus fréquente en France. Et que je connais assez bien le milieu.

Écrit par : Irène | mardi, 03 juin 2008

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