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vendredi, 28 mars 2008

Le paparazzo et le volcan privé

La chronique de Jean-Louis Ezine du 28 mars 2008 (France Culture).

Le saviez-vous ? Photographier un volcan peut vous conduire au tribunal.
1498777748.jpg
N'ayant pas sollicité l'avis de M. Dominique Perrault, je vous livre ici une image de la Bibliothèque Nationale de France qui ne devrait pas me causer trop de tintouin.

 

Commentaires

Citer le nom de l'architecte, n'est-ce pas déjà un délit ?

Écrit par : dotsie | samedi, 29 mars 2008

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Je ne veux pas médire, mais quand même... La plainte date d'il y a un très long bout de temps. Il a fallu le jugement du peuple souverain pour s'en apercevoir ? Cela fait au moins deux ou trois ans que l'on trouve dans l'Obs ou l'Express ou Télérama ou le Canard des articles évoquant le fait que l'on n'a pas le droit de photographier les immortelles colonnes du Palais-Royal, les merveilleuses lumières de l'Opéra rénové de Lyon, parce que ce sont aussi des œuvres artistiques qui bénéficieraient du statut d'une œuvre artistique comme une peinture ou une sculpture et donc ne seraient pas susceptibles de reproduction.

On est dans la confusion totale entre le public et le privé. Je me souviens d'un type qui m'avait apostrophé à Montmirail avec violence "Pourquoi tu photographies mon jardin ? C'est privé, tu n'as pas le droit de filmer ! " J'ai alors tenté de lui dire que je ne m'intéressais qu'aux anciens remparts, que j'avais pris soin de ne pas prendre de personnes humaines (et puis pourquoi je serais coupable d'avoir reproduit quelques plants de tomates ou de haricots ou de navets ?) et que je n'allais pas vendre mes photos : c'est juste pour moi et des amis. Ou alors comment une dame de la rue Jean-Jacques Rousseau m'a apostrophé lorsque je photographiais sa maison dans la perspective de l'église Saint-Jean : "Mais pourquoi vous photographiez ma maison ?" Quand je lui ai expliqué que je le faisais pour la rue entière, elle a dit "N'importe quoi ! Vous n'avez pas le droit de photographier ma façade !" Parce que c'était sa maison à elle, et même si je n'étais pas entré dans sa cour particulière et dans ses appartements, elle était devenue la propriétaire de l'œuvre antérieure et donc la seule détentrice des droits.

Il y a des réactions insensées en face des photographies, mais je remarque aussi des réactions plus humaines, plus amusantes comme ces vieux d'Oiry qui me demandaient en rigolant de les prendre aussi en photo à la fenêtre parce qu'ils sont de vraies antiquités comme celles que je cherche.

Mais les gens qui n'ont acheté ou créé en fait qu'une seule chose prétendue unique qu'ils croient posséder à jamais, ils sont terribles. Alors que ces braves vieux savaient qu'ils n'avaient plus que leur vieux visage à montrer et qu'ils pouvaient en rire comme de toutes les autres possessions, tout en voulant encore être vus et remarqués, et uniques.

Mais ce n'est pas la même unicité.

Dominique

Écrit par : Dominique | samedi, 29 mars 2008

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«Alors que ces braves vieux savaient qu'ils n'avaient plus que leur vieux visage à montrer et qu'ils pouvaient en rire comme de toutes les autres possessions, tout en voulant encore être vus et remarqués, et uniques».
Serait-ce de Max Stirner ?

Écrit par : Olivier | dimanche, 30 mars 2008

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