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vendredi, 29 février 2008

Pluie de sponsors pour Ingrid Betancourt

Henri Guaino a déjà préparé le discours. Le voilà : «Ingrid Betancourt ! Ingrid Betancourt outragée ! Ingrid Betancourt brisée ! Ingrid Betancourt martyrisée ! Mais Ingrid Betancourt libérée ! Libérée par elle-même, libérée par son peuple avec l'appui et le concours de Nicolas Sarkozy tout entier, de Nicolas Sarkozy qui se bat, du seul Nicolas Sarkozy, du vrai Nicolas Sarkozy, du Nicolas Sarkozy éternel».

Après Photoshop et Weight Watchers, Larousse soutient à son tour ingrid Betancourt
Sarkozy : "le martyr de Betancourt c'est le martyr de la France".
C'est avouons-le, aussi un peu le martyre de l'orthographe et le martyre du traitement des photos numériques.
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Est-ce bien la peine de nous présenter une photo d'Ingrid Betancourt remaniée grossièrement(*) pour nous attrister sur le malheur subi par la Franco-Colombienne. Affiché ainsi que celui d'une rescapée de Ravensbrück, le triste portrait d'Ingrid est donné en pâture au public friand de sensationnel. Peu importe Qu'elle soit par nature d'un aspect déjà plutôt longiligne. On se doute qu'une longue détention dans des conditions peu claires puisse avoir des répercussions défavorables sur l'espoir d'une hypothétique prise de poids. Mais était-il nécessaire d'appuyer un peu plus là où ça fait mal ?
Ces derniers temps ont vu une surenchère dans la dramatisation de l'affaire: ainsi, si l'on en croit les Itsvestias le site LCI, notre courageux président, au péril de sa vie, serait-il prêt à se plonger au cœur de la jungle hostile, pour arracher, à la force de ses seuls petits bras musclés, les chaînes de la frêle Ingrid, toujours invitée, à son corps défendant, à accepter l'hospitalité des affables guérilleros colombiens.
Bon, évidemment, une ligne plus bas, il est précisé que «Le chef de l'Etat se dit prêt à se rendre la frontière entre le Venezuela et la Colombie pour chercher Ingrid Betancourt, si les Farc en font la demande». Si les FARC en font la demande...
On imagine Zorro faisant ses préparatifs et attendant impatiemment que le sergent Garcia lui envoie un fax d'invitation.
Toute cette agitation autour de la brusque détoriation de l'état de santé de la captive des FARC n'a, bien entendu, absolument rien à voir avec la situation politique intérieure française, la proximité des élections municipales, et l'état de délabrement avancé de la cote de popularité du meneur de l'UMP...

 

(*) Sous Paint Shop Pro, aller dans «image», «redimensionner», décocher «verrouiller les proportions, et indiquer les valeurs 100 pour la largeur, et 85 pour la hauteur, et le tour est joué, la photographie reprend un aspect beaucoup plus normal : cela donne ça :

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 Portrait de la Lumière Guidant le Peuple, redimensionné en 1m70 :

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jeudi, 28 février 2008

Racisme, insultes et violences dans le sport

Le directeur sportif du R.C. Madrange demande des comptes.

Après les insultes racistes du match Metz-Valenciennes du 16 février, où le capitaine valenciennois Abdeslam Ouaddou a écopé d'un carton jaune pour être allé à la mi-temps fumer un clope avec un spectateur lui ayant balancé : «fume, c'est du belge !», et tout ça, sans avoir demandé la permission à l'arbitre, six jours plus tard, c'était un bras d'honneur que Kébé (Libourne-Saint-Seurin) adressait humblement -à la suite d'un but qu'il venait d'inscrire- aux supporteurs bastiais en réponse à leurs aimables encouragements : carton rouge pour l'impoli joueur de couleur. 
Le vingt-tois février, quelques joyeusetés de supporteurs lorrains du F.C. Metz, projetant de sympatiques «Sieg Heil !» au public qui n'avait qu'à remercier.
Mais c'est sans doute la violence des échanges musclés filmés en Mondovision, de la rencontre entre l'Agri-Football Club et l'Athletic Club Neuilléen, et l'algarade verbale entre le rude défenseur de l'Agri et l'impitoyable capitaine de l'Athletic, qui ont fait sortir l'agent (bon) commercial des établissements Madrange de ses (pauvres) gonds : il a proposé des mesures radicales :
«frapper fort et passer les interdictions administratives de stade de trois mois à un an, je suis aussi pour la radiation à vie des personnes qui frappent un arbitre et la généralisation, avec le ministère de la Justice, des travaux d’intérêt général pour les individus violents ou racistes. Ils pourraient repeindre des vestiaires, tondre des pelouses…».
Pendant ce temps-là, qu'on se rassure, les capitaines au faciès de type nordaf' et les buteurs africains pourront toujours se voir récompensés par de belles images rouges ou jaunes...

Accident à la maternelle de Neuilly

632284784.jpgL'accident était malheureusement à prévoir, l'enfant ayant été laissé sans surveillance.
Aux dernières nouvelles, son état de santé serait préoccupant.

mercredi, 27 février 2008

Jambon Jambon

1267281961.jpgNotre Tempérent Président s'est récemment insurgé contre l'augmentation excessive du prix du jambon./   Il s'est interrogé sur les raisons de cette hausse quand, dans le même temps, la matière première -en notre doux pays essentiellement prélevée parmi les membres de l'espèce Sus scrofa domesticus- voyait son prix décliner. C'est précisément la partie charnue des membres inférieurs de ce pacifique mammifère domestique omnivore qui est utilisé dans la fabrication du jambon.
Sa très Polie Présidence s'est donc fâché tout rouge, en constatant par lui même que le sandwich confectionné amoureusement par la douce Carlita au moyen de tranches de jambon Madrange,860506454.jpg allait désormais peser de façon inacceptable sur le budget de ce couple de jeunes mariés venant tout juste de s'installer, au risque de devoir espacer irrémédiablement les ingestions des ces indispensables aliments.
Pour Nico c'est un fait : le jambon est trop cher !
Eh bien, je dis bravo ! Rappelez-vous ce que déclarait un mien cousin de nos brillants aïeux, hélas aujourd'hui disparu, dès 1960 :
- Vous me donnez le vertige vous m'avez fait monter trop haut !
C'est du moins ce qu'il aurait dit, si l'on en croit les archives.
La gent animale déteste, c'est bien connu, les mouvements de montagnes russes, l'ivresse des cimes et l'angoisse des profondeurs.

Et il ne serait pas étonnant qu'en l'espèce, elle estime qu'on s'est un peu trop payé sur la bête, qu'on s'est bien payé sa tête...

Au premier temps de la vache,
Toute seule dans son pré, elle est là,
Au premier temps de la vache,
Y a l'éleveur, y a la bête et y a moi,
Et ma faim qui bat la mesure,
La mesure de mon estomac,
Et ma faim qui bat la mesure,
Mesure aussi mes fins de mois.

Désir d'avenir ?

«L'avenir est une forme de passé qui n'a jamais eu lieu».

J'ai apprécié la chute de la chronique de Jean-Louis Ezine (France-Culture 27.02.2008)

 

mardi, 26 février 2008

Gibolin est mort...

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Triste nouvelle. Gibolin était faiblard depuis quelque temps.

Il est mort vendredi 22 février vers 15 heures. Il avait 13 ans et demi.

Le Petit Champignacien Illustré

 Le Petit Champignacien Illustré  

Cours de maintien

Qu'aurait pu rétorquer le sympathique Nicolas Sarkozy au primate mal léché qui a eu le coupable mauvais goût de s'adresser à lui en termes peu amènes ?

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 Je lance ici le concours de contributions positives destinées à alimenter le fonds de secours lexical présidentiel.

1. Mon bonjour vous déplaît ; alors au temps pour moi !
2. Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mon étonnement interloqué.
3. Que vouliez-vous me dire ? Que ma main, au gazole eût pu être ainsi comparée ? Si tel est le cas, courez bien vite au dehors afin de vous aérer !
4. Sachez, monsieur, que si ma présence vous indispose, rien ne s'oppose à votre éloignement.
5. Pardonnez-moi monsieur, je vous avais pris pour une autre personne, fort polie, celle-là...
etc.

 

 

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Le Monarque et les Folliculaires

Un monarque grognon, mais depuis peu comblé,
Fit venir devant lui des gens en assemblée.
Des gens qui sagement l’écoutèrent réjouis,
Pensant que le parleur les avait éblouis.

Il est temps leur fit-il, de dire à la nation,
Qu’il faut un renouveau de civilisation.
Mettre aussi de côté certain pouvoir d’achat,
Puis de ces trente-cinq heures, annoncer le trépas.

Et ceux qui mal y pensent, seront pour sûr honnis,
De railler mon idylle avec Carla Bruni.
Ne vous méprenez pas sur ce nouvel hymen,
Car vous verrez bientôt, quel bon vent il amène.

C’est alors que sur ce, répondant d’un ton doux,
On vit Laurent Joffrin faire les frais du courroux.
Après avoir posé l’insolente question,
Le barbu dut subir une admonestation.

Serait-il donc possible, à cet homme éclairé,
Au monarque électif, être ainsi comparé ?
Prenant alors parti du maître de ces lieux,
Les rieurs se moquèrent de ce confrère bilieux.

Parlant au Président, de dire avait-il droit,
Que le pouvoir d’un seul, est bien celui d’un roi,
Quand bien même les urnes auraient-elles décidé,
De mettre sur le trône l’histrion patenté.

Les courageux hilares sauront en heure et temps,
Retourner la casaque, moquer ce président.
Lorsque le vent hélas, pour lui aura tourné,
Ce sera à son tour de subir la curée.

D’apprendre incontinent, et qu’on le veuille ou non,
Que le bac se retourne parfois sur le cochon !

Chemin de Canossa

Sur un certain chemin un homme marchait droit
Sur de lui, avançait, sans crainte du faux-pas
Du peuple étant choisi, pour lui montrer la voie
Il avançait ainsi et sans aucun tracas

Et nombreux le suivaient, majoritairement
Certains qu'il était l'homme qui sortirait tout droit
Le pays de l'ornière, qu'on avait fait bon choix
Du guide ainsi élu pour cinq années durant

Il avait, pour son camp, les outres fort rempli
Prétendait qu'il fallait pour le bien du pays
Que le chef et ses proches fussent tous abreuvés
Pour mener le pays sur la voie du succès

La pente était très forte, pour cette droite voie
Lors bientôt les suiveurs portant de lourds fardeaux
Réclamèrent au leader le tribut de leur choix
Quémandant au meneur petite ration d'eau

- Mais vous n'y pensez pas ! dit-il aux importuns
Les citernes sont vides, je ne peux vous aider
Pour aller jusqu'au bout du merveilleux chemin
Il faudra avancer sans vous désaltérer

Les souliers se firent lourds à partir de ce temps
On perçut des clameurs dans le troupeau marchant,
Et l'ardeur faiblissant du suiveur mouvement,
Grondant, pestant, rageant, dans tout ce régiment

A l'avant de la troupe, le dirigeant joyeux
Dansait, chantait, jouait, faisait mille folies
Estimant que le peuple lui ferait les doux yeux
Il avait pris pour femme l'une des plus jolies

Mais la troupe râlait, bougonnait rouspétait
Et tandis que la route soudain se resserrait
L'ultime gouvernant croisa sur son chemin
Un primate, ignorant, et même inopportun

Se dirigeant vers lui pour lui serrer la main
L'inconnu refusa en s'exclamant soudain :
- Toi, ne me touche pas, car trop tu me salis
Sans ajouter de mot à ce qu'il avait dit

Le souverain marri de ce coupable affront
Maugréa sans détour quelque mot bien choisi
Priant de décamper celui qu'il nommait con
En affichant pour lui le plus profond mépris

Regrettant un peu tard -au contraire des siens-
De s'être ainsi, sans doute, blessamment emporté
Fit amende honorable, aux dires d'un quotidien
Conscient de sa bévue, de son terrible effet

Combien en a-t-on vus, la gueule enfarinée
Ou dans la confiture avec le doigt trempé
Qui ont un peu après qu'on ne les démasqua
Emprunté le chemin bourbeux de Canossa...

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