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mardi, 26 février 2008

Chemin de Canossa

Sur un certain chemin un homme marchait droit
Sur de lui, avançait, sans crainte du faux-pas
Du peuple étant choisi, pour lui montrer la voie
Il avançait ainsi et sans aucun tracas

Et nombreux le suivaient, majoritairement
Certains qu'il était l'homme qui sortirait tout droit
Le pays de l'ornière, qu'on avait fait bon choix
Du guide ainsi élu pour cinq années durant

Il avait, pour son camp, les outres fort rempli
Prétendait qu'il fallait pour le bien du pays
Que le chef et ses proches fussent tous abreuvés
Pour mener le pays sur la voie du succès

La pente était très forte, pour cette droite voie
Lors bientôt les suiveurs portant de lourds fardeaux
Réclamèrent au leader le tribut de leur choix
Quémandant au meneur petite ration d'eau

- Mais vous n'y pensez pas ! dit-il aux importuns
Les citernes sont vides, je ne peux vous aider
Pour aller jusqu'au bout du merveilleux chemin
Il faudra avancer sans vous désaltérer

Les souliers se firent lourds à partir de ce temps
On perçut des clameurs dans le troupeau marchant,
Et l'ardeur faiblissant du suiveur mouvement,
Grondant, pestant, rageant, dans tout ce régiment

A l'avant de la troupe, le dirigeant joyeux
Dansait, chantait, jouait, faisait mille folies
Estimant que le peuple lui ferait les doux yeux
Il avait pris pour femme l'une des plus jolies

Mais la troupe râlait, bougonnait rouspétait
Et tandis que la route soudain se resserrait
L'ultime gouvernant croisa sur son chemin
Un primate, ignorant, et même inopportun

Se dirigeant vers lui pour lui serrer la main
L'inconnu refusa en s'exclamant soudain :
- Toi, ne me touche pas, car trop tu me salis
Sans ajouter de mot à ce qu'il avait dit

Le souverain marri de ce coupable affront
Maugréa sans détour quelque mot bien choisi
Priant de décamper celui qu'il nommait con
En affichant pour lui le plus profond mépris

Regrettant un peu tard -au contraire des siens-
De s'être ainsi, sans doute, blessamment emporté
Fit amende honorable, aux dires d'un quotidien
Conscient de sa bévue, de son terrible effet

Combien en a-t-on vus, la gueule enfarinée
Ou dans la confiture avec le doigt trempé
Qui ont un peu après qu'on ne les démasqua
Emprunté le chemin bourbeux de Canossa...

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