vendredi, 06 novembre 2009
De la cellule d'aide au mitard
43 victimes, dont 13 définitivement homologuées, on ne peut pas dire que le docteur Nidal Malik Hasan n'y est pas allé de bon cœur dans un exercice impromptu d'aspersion balistique sur cibles mobiles anthropomorphes.
En prenant connaissance de cette nouvelle, il nous est donné de quoi réfléchir au sujet du traitement post-accidentel d'un tel accès d'enthousiasme.
Cela se serait passé en Frenchland, qu'aussitôt aurait été, à l'attention des membres de la caserne témoins de cet incident mineur, mise en branle une cellule d'aide psychologique, avec tout le cérémonial médiatique qui fait traditionnellement partie du pacadjinn'g.
Manque de bol pour cette fois, l'agité de la gâchette était un psychiatre, sensé user d'ordinaire de thérapies moins coercitives.
Il est probable que ladite cellule ad hoc sera mise en réserve pour un incident mineur ultérieur.
Après l'action d'éclat du thérapeute excessif, on devine le peu d'empressement des membres du personnel militaire à rencontrer cette cellule d'aide qu'ils pourraient éventuellement imaginer sous la forme d'un peloton d'exécution...
14:52 Publié dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psychiatre, cellule d'aide psychologique
mercredi, 28 octobre 2009
Tremblez, glandeurs !
L'employé, ce misérable, est un fraudeur qui bien souvent s'ignore, inconscient de la nature génétique du mal qui le ronge et met conséquemment en péril l'équilibre de la sécurité sociale. Lui prend-il l'idée saugrenue de consulter son médecin, par définition complice, que ledit médecin s'empresse de fournir au simulateur éhonté un sauf-conduit pour la paresse.
Le paresseux s'emploie à miner les efforts des forces vives de la nation que constituent les bataillons du MEDEF et les adhérents de l'UMP. Le glandeur est devenu l'ennemi de l'intérieur, celui qu'il faut combattre sans merci, le tricheur à qui le pouvoir promet de rendre gorge.
Le bon docteur Ernault, héraut de la lutte anti-feignasse, ne risque pas de chômer dans les temps à venir.
Par définition, l'arrêt de travail est abusif. La première occurrence des résultats obtenus à partir d'un célèbre moteur de recherche sur le ouèbe, qui concerne une entreprise de recherche des «fraudeurs» à l'arrêt de travail est formelle.
L'entreprise de bienfaisance dont il est question précise : «Nous agissons sur mandat des employeurs pour diligenter sans délai un contrôle médical auprès des salariés dont l'arrêt de travail peut sembler suspicieux».
On peut lire aujourd'hui sur le site de l'Obs :
Le ministre du Budget a en outre insisté mardi sur l'intensification de la lutte contre les fraudes. En cas d'arrêt maladie, la "contre-visite" effectuée par un médecin mandaté par l'employeur, expérimentée en 2008, va être généralisée. "Je souhaite que nous renforcions les contrôles dans la Fonction publique", a également précisé Eric Woerth.
Le bon docteur Woerth précise que le médecin sera mandaté par l'employeur, pas par la sécurité sociale, qui est minée de l'intérieur par des vérificateurs probablement trop laxistes... La cible est toute désignée : c'est le fonctionnaire.
L'étape suivante, dans cette lutte acharnée contre ces traîtres de la nation, consistera à nommer Éric Besson ministre de la Sécurité Sociale, lequel Éric Besson s'enorgueillira de mettre en place un dispositif de recensement et de marquage des fonctionnaires, en sorte qu'ils puissent être facilement identifiés lors de leurs déplacements de branleur patenté.
Reste maintenant à trouver la forme et la couleur de la pièce d'étoffe à coudre au revers du vêtement...
10:45 Publié dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, arrêts de travail, éric woerth
mardi, 27 octobre 2009
Paul Jorion émule de Sacha Guitry
Paul Jorion avait annoncé la crise des subprimes, et promettait que le système allait dans le mur si on ne prenait pas de véritables mesures sérieuses pour sauver ce qui peut encore l'être... Ce matin, il rappelait (sur France Culture ) qu'aucune des cinq mesures indispensables qu'il préconaisait n'a, jusqu'à présent, été initiée... C'est à dire en finir avec :
- la diminution de la masse salariale
- le grossissement du crédit
- l'action de plus en plus parasitaire de la phynance
- les mauvais modèles phynanciers
- la titrisation
Une mesure semble lui tenir particulièrement à cœur : augmenter les plus bas salaires, en sorte de réinjecter immédiatement l'argent dépensé pour faire de nouveau tourner rond l'économie.
Sacha Guitry n'affirmait-il pas, dans le Roman d'un Tricheur (1936), qu'il fallait instaurer le «délit de provision sans chèque» pour lutter contre les plus fortunés qui amassent des richesses sans dépenser le quart de ce qu'ils possèdent ?
15:30 Publié dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paul jorion, sacha guitry, subprimes, crise financière
vendredi, 23 octobre 2009
Faut pas pousser Mamère dans les orties
Le cheveu est court, et la vêture est sobre.
L'âge de la candidate et ses états de service ne semblent laisser aucun doute : Marie Bové, trente-quatre carats au compteur, titulaire d'une maîtrise d'histoire, ancienne militante du Comité catholique contre la faim et pour le développement, employée à la communauté urbaine de Bordeaux, propulsée tête de liste Aquitaine d'Europe Écologie aux élections régionales de 2010, accède également à la dignité de tête de turc à l'occasion de l'affaire Fistongate. Marie Bové aurait bénéficié du soutien de son géniteur en sorte d'obtenir sans trop de risques un siège de conseiller régional lors du scrutin à venir.
Quoique presque 50% plus âgée que Fistonskozy, malgré une expérience professionnelle et militante, ainsi que d'un pedigree universitaire peu contestable, certains trouvent la ressource de comparer les itinéraires de La Marie et du Jeannot comme s'ils relevaient de la même ignominie. C'est y aller un peu fort, que de suggérer un délit de népotisme dans le cas de la fille Bové : on connaît la propension des écolos de respecter le principe de la parité et de mettre en avant des femmes, ce qui n'est pas un déshonneur.
On a bien compris qu'il ne lui sera pas difficile d'accéder à l'indemnité réglementaire de 2.585,17 euros mensuels perçue par chaque conseiller régional d'une région comptant plus de trois millions d'habitants.
Autant dire que, en définitive, on s'en fout comme de l'an quarante, et il faut une bonne dose de mauvaise foi pour comparer le pantouflage promis à un freluquet licence-2, avec la candidature d'une militante, connue, à une élection régionale.
Mieux vaudrait rigoler, dans la famille écolo, en comparant les trajectoires de Bové senior et de Dominique Voynet, l'un étant connu pour être un spécialiste du démontage de restaurants McDonald, l'autre étant d'un naturel nettement plus bienveillant envers le Meccano du premier nommé...
Il n'en reste pas moins qu'avec une affiche comme celle-là, Europe Écologie a un slogan tout trouvé : Ensemble avec Noël & Mémère.
14:41 Publié dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marie bové, jean sarkozy, fistongate, dominique voynet, josé bové
mardi, 20 octobre 2009
Saint-Douillet-Bouche d'Or
Tranche-Montagne a désormais un supporteur de poids à ses côtés. Champions toutes catégories de judo, le géant David Douillet vient de se singulariser par un mutisme pré-électoral peu ordinaire au sujet de quelques menues affaires légèrement embarrassantes pour son camp, mutisme évaporé comme par miracle dès que son siège a l'Assemblée Nationale a été définitivement acquis.
«Ridicule». C'est le qualificatif employé par le multi-médaillé pour évoquer la controverse survitaminée au sujet de la probable accession de Fistonskozy à la tête de l'EPAD.
Recopions les propos du surdoué du tatami :
«Vu la gravité des sujets auxquels j'ai été confronté pendant cette campagne, je trouve ça ridicule, vraiment», « C'est immensément petit quand on compare ça aux problèmes des gens au quotidien». «Il y a des choses quand même un peu plus élevées dans le débat. Il serait quand même important de s'y attarder et d'essayer de le solutionner aussi».
«Un homme, quand il a des qualités, qu'il ait 20 ans ou 40 ans, il doit mériter son poste à juste titre».
Bref, qu'on soit fils de président ou boxeur de Carentan, c'est du pareil au même.
Chacun aura cependant remarqué avec quel courage David est resté totalement silencieux au sujet du Fistongate jusqu'à dimanche, et que depuis, en apôtre de l'esprit de l'escalier, Saint-Douillet-Bouche d'Or raisonne comme un tambour, prenant -courageusement- la défense du Petit Prince, en louant les immenses juvéniles qualités universelles du prince altoséquanais.
Quand David défend les petits, les obscurs, les sans-grade.
Au sujet du bouclier fiscal : «Au mois de septembre, je commençais à gagner de l'argent pour moi».
À mon humble avis, quelque chose me dit qu'il gagne un peu plus que le SMIC, notre enflé du kimono. À tout prendre, j'échangerais volontiers mon travail contre le sien, mes revenus contre les siens, et mes impôts contre les siens également, quitte à ne gagner de l'argent qu'«à partir de septembre».
Lui est-il venu un instant à l'esprit qu'un esprit normalement constitué comprend aisément que plus on paie d'impôt, plus il en reste dans les poches ? David ose. Et je n'ajoute pas la réplique d'Audiard, usée jusqu'à la corde...
Un oubli, peut-être ? Ridicule ? Vraiment ?
14:50 Publié dans La Flatte d'Honneur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : david douillet, bouclier fiscal, fistonskozy
lundi, 12 octobre 2009
Frédéric Mitterrand aime la boxe normande
La vérité, rien que la vérité, mais toute la vérité.
Maintenant qu'il a parlé, ses propos étant retransmis en direct sur téléviseurs de France et d'Outre-Mer, toute ambiguïté a enfin été levée : il n'y a plus d'affaire Frédéric Mitterrand.
M. Frédéric Mitterrand, ministre de la culture est aussi un adepte du culturisme. À telle enseigne qu'il lui arrive de payer de sa personne et sur ses propres deniers, en sorte de procéder, toutes bourses personnelles déliées, à des inspections subreptices de la gent musculeuse, de façon à garantir l'authenticité de la provenance des sportifs appelés à combattre sur ce qu'il est communément convenu d'appeler un ring de boxe.
Mis en cause abusivement au sujet de sombres pratiques touristiques qui seraient assez peu en rapport avec les activités habituelles des manageurs sportifs, M. Mitterrand a tenu à mettre les choses au point en ce qui concerne les destinations de certains de ses voyages, qui seraient sujets à controverse. Sur le plateau de TF1, interrogé par Mme Ferrari, le ministre du culturisme a donc fait toute la lumière au sujet des faits qui lui sont reprochés. En réalité, ceux qui ont lu son ouvrage, «mauvaise vie», paru en 2005, ont pu prendre acte que Monsieur Frédéric s'était accordé pour mission, à cette époque, de procéder à un état de la situation des clubs sportifs normands pratiquant la boxe thaï, et à un recensement des sportifs les plus aptes à sa pratique, dans un but de mise en valeur de jeunes pousses promettant de devenir, à terme, de véritables champions.
Et, paroles à l'appui, M. Mitterrand de préciser que ses contacts se limitaient à des boxeurs de Carentan «Un boxeur de Carentan ne ressemble pas à un mineur, allons...».
Vérification faite (voir l'illustration à votre gauche), les propos de Frédéric Mitterrand sont exacts.
Le Boxing-Club de Carentan, trop longtemps oublié par les médias, tient aujourd'hui sa revanche, et ce serait lui faire injure que de le mêler abusivement, de près ou de loin, à des pratiques qu'il n'a jamais approuvées.
Alors, tous avec notre ministre du culturisme, clamons haut et fort : « Vivent les boxeurs de Carentan !».
Il devint boxeur des dimanches
Tous les samedis il boxait
Et les autres jours il bossait
Comme cow-boy dans un ranch
Pour se payer les manuels
Traitant de la poésie cruelle
Et la fille du libraire
Qui avait su lui plaire
L'amena sans manière
Pour clore cette affaire
Devant Monsieur Le Maire
Pas plus tard qu'avant hier
Et... O surprise
Il lui dit entr' deux bises
J'aurai un' fleur bleue contondante
Je vais t'la montrer si tu veux
N'aie pas peur elle n'est pas m'chante
Ma petite fleur bleue
Mais elle est contondante
Allons tant mieux
Tant mieux.
[Désolé de publier une nouvelle fois ce lien, je n'ai pas pu m'en empêcher...]
10:33 Publié dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : frédéric mitterrand, boxe thaï, carentan




